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Vue de bâtiments empreinte carbone
Economies d'énergie
Environnement
8 MIN. DE LECTURE

Mesurer et améliorer l'empreinte carbone des bâtiments d'entreprise

8 MIN. DE LECTURE

Evaluation de l'empreinte carbone des bâtiments d'entreprise et leviers de décarbonation

 

L’empreinte CO2 : un enjeu de société

 

Décarbonation: définition

La décarbonation est le processus de réduction de gaz à effets de serre (principalement dioxyde de carbone CO2 et méthane CH4) produits par une entité : collectivité, état, entreprise …

 

La décarbonation induit donc principalement de réduire le recours aux énergie fossiles (gaz naturel, pétrole, charbon) principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES).

 

Ce principe est directement lié à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

L'empreinte carbone dans la stratégie gouvernementale

 

C’est l'ONU, qui en 2014, a mis le terme de décarbonation ainsi que les objectifs d’efficacité énergétique sur le devant de la scène pour la première fois.

 

Depuis la signature des accords de Paris, les gouvernements successifs français ont adopté différentes mesures pour limiter l’impact du pays. Le plan le plus ambitieux à ce jour pour la réduction de l’empreinte carbone du pays est la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) initiée en 2015 et révisé en 2018, renforcé en 2017 par le Plan Climat.

 

Ces accords visent la neutralité carbone de l’hexagone pour 2050 et posent des jalons intermédiaires dès 2030. Ils attribuent des plafonds d’émissions à ne pas dépasser, des objectifs de réduction d’émissions et des orientations réglementaires et sont déclinés par secteurs d’activités : bâtiment, transport, industrie, énergie, agriculture…

 

Enjeux sectoriels et déclinaisons réglementaires de la décarbonation

Si la réglementation et les enjeux sont clairs, le challenge reste important; notamment pour les secteurs les plus émetteurs de CO2 que sont les transports, le bâtiment et l’industrie.

 

L'enjeu de décarbonation dans les transports

secteur automobile

En 2018, c’est le secteur des transports qui est le principal émetteur de GES avec 30% du total émis et 136 Mt CO2 éq (Source).

 

Un secteur au bilan principalement alourdi par le transport routier (95% des émissions).

 

Le premier jalon de 2030 fixe un objectif de réduction des émissions de -28% par rapport à 2015 avant une décarbonation complète à l’horizon 2050 (Source).

 

Dernière en date, la loi Climat et Résilience vient encadrer ces objectifs par la promotion des alternatives à la voiture et le développement d’une flotte de véhicules plus respectueuse de l’environnement.

 

L'empreinte carbone du secteur du bâtiment

secteur BTP

Le bâtiment comptait pour 18% des émissions nationales en 2018 avec 83 Mt CO2 eq. (Source)

 

La SNBC2 prévoit un objectif de réduction de 50% des émissions pour 2030 (vs 2015) avec 45 MT CO2 eq avant une décarbonation complète en 2050.

 

Pour le secteur du bâtiment, la toute fraîche RE2020 et le décret tertiaire comptent parmi les plans sectoriels les plus ambitieux afin de parvenir à ces résultats.

 

Empreinte carbone du secteur industriel

L’industrie est également un secteur fortement émetteur de GES, en 2018 il représentait 18% des émissions avec un total de 80 Mt CO2 eq. (Source)

 

secteur industriel

 

La SNBC marque les objectifs pour ce secteur à hauteur de -35% en 2030 par rapport à 2015 et -81% en 2050 toujours en référence à 2015.

 

Pour les industriels, des plafonds d’émissions de carbone (dégressifs) sont fixés dans la cadre du SEQE (système d’échange de quotas d’émission). Chaque industriel reçoit un quota d’émissions gratuites, et quand le plafond est dépassé, l’industriel doit acheter des quotas supplémentaires . L'Union européenne souhaite rendre ces quotas payants, mais pour ne pas pénaliser les industriels européens face à des concurrents internationaux, un "mécanisme d’ajustement carbone aux frontières" (MACF) va être mis en place : il s'agit de la "taxe carbone" aux frontières de l'Europe, qui est prévue pour 2023.

 

Mesurer l’impact carbone de son entreprise pour piloter sa stratégie bas-carbone

 

Un outil de mesure : le bilan carbone

 

Pour lutter efficacement et réduire ses émissions de GES encore faut-il avoir une parfaite connaissance de son impact.

 

A l’échelle d’une entreprise ou d’une collectivité cela passe par un Bilan Carbone. Cette méthode permet de mesurer l’empreinte directe et indirecte de ses émissions.

 

Cet outil permet d’évaluer son impact et se pose comme une aide à la décision sur les actions à engager pour construire une stratégie bas carbone efficace. 

 

Pourquoi réaliser un bilan carbone ?

 

Le Bilan Carbone est une méthode qui permet :  

  • d’identifier les réductions d'émissions possibles
  • réduire les coûts grâce à un rendement optimisé et une baisse des consommations d’énergie
  • d’évaluer l'impact de son entreprise sur le changement climatique ainsi que sa résilience
  • anticiper / respecter la réglementation
  • de développer une stratégie bas-carbone 
  • de cibler des actions concrètes
  • de développer une politique RSE efficace en lien avec l'impact réel de l’entreprise
  • être un levier pour l’image de l’entreprise pour les clients, investisseurs, collaborateurs, partenaires 

 

Pour certaines entreprises, réaliser une évaluation de son empreinte carbone est devenue une contrainte réglementaire.

 

Seules les entreprises de plus de 500 salariés et collectivités de plus de 50 000 habitants sont aujourd'hui légalement tenues de mesurer leur empreinte, tous les 3 à 4 ans. On parle alors de BEGES ou Bilan GES car la contrainte réglementaire ne prend pas en compte l’ensemble des typologies d’émissions de GES (Scope 1 et 2 seulement pour le bilan GES quand le bilan Carbone inclut une catégorie de plus). Une différence qui peut-être significative.

 

Avec la généralisation du reporting extra-financier, il est prévu en 2024 que l’obligation de Bilan GES soit étendue aux entreprises de plus de 250 salariés, et ce chaque année.

 

Différents niveaux de mesure des émissions

 

La méthode du Bilan Carbone prend en compte diverses émissions.

 

Tout d’abord les émissions de GES directes qui rentrent dans le Scope 1. Ce sont celles qui sont directement générées par l’entreprise : chauffage, carburant ou fuites de gazs frigorigènes d’une climatisation par exemple.

 

Viennent ensuite les émissions de GES indirectes liées à la production des consommations énergétiques de l’entreprise. Ces dernières rentrent dans le Scope 2. Exemple : émissions liées à la production d’électricité nécessaire au site.

 

Pour finir, le Scope 3. Ici sont comptabilisées toutes les autres émissions. Ce dernier cercle est plus large et plus divers, il prend en compte l’impact des matières premières, des déplacements domicile-travail des salariés, le transport des produits aux clients, le recyclage … 

 

Postes d’émissions par “scope” pour un bilan carbone”

 

scope bilan carbone

Source Aktio

Ce dernier Scope n’est pas obligatoire pour un bilan GES. Un manque à bien considérer car à l’exception des quelques secteurs comme l’industrie lourde, c’est dans ce dernier cercle que résident la majorité des émissions (jusqu’à plus de 95% des émissions pour les entreprises de services).

 

Comment évaluer son bilan carbone ?

 

Que votre entité soit sujette à la contrainte réglementaire ou non, l’exercice est important.

 

Si la méthode est bien encadrée, elle reste complexe, longue et demande une multitude d’informations sur votre structure. Souvent les entreprises et collectivités se font accompagner par des cabinets de conseil spécialisés sur ce sujet.

 

Aujourd’hui des entreprises (ex : Aktio) aident les plus petites structures à calculer leur empreinte carbone par la collecte de données, à définir une trajectoire carbone et proposent même des actions concrètes pour réduire son empreinte. 

 

Part du bâtiment dans le bilan carbone des entreprises

 

L’empreinte carbone d’un bâtiment est évaluée sur l’ensemble de son cycle de vie.

 

On peut distinguer 5 phases et étudier les postes d’émissions qu’elles incluent :

  • La production des matériaux de construction et des équipements installés dans le bâtiment (électricité, CVC…). 

 

Exemple : Certains matériaux ont une empreinte carbone élevée, comme le béton (les cimenteries représentent 5% des émissions mondiales, plus que le trafic aérien !)

  • Le chantier de construction : acheminement des matériaux, déplacement des équipes, groupes électrogènes, bases vie, évacuation des déchets…
  • L’exploitation du bâtiment : consommation d’énergie (électricité, gaz…), mais aussi fluides frigorigènes, déchets…
  • Les rénovations : réalisées tout au long de la vie du bâtiment, elles génèrent des émissions (comme tout chantier), mais permettent également d’améliorer la performance du bâtiment et réduire sa consommation
  • La démolition et fin de vie : enfouissement des déchets, remise en état du sol…

 

Selon le secteur d’activité d’une entreprise, l’évaluation du bilan carbone du bâtiment va s’appuyer sur des données différentes :

  • Pour les entreprises du secteur de la construction (gros œuvre ou lot technique), les données sur les matériaux et équipements sont précises, car il s’agit des produits achetés par l’entreprise.
  • Pour les gestionnaires de bâtiment (foncière ou bailleurs), les consommations d’énergie sont disponibles, et comptent dans les émissions directes (scope 1 et 2). En tant que propriétaires, ils ont également un rôle clé à jouer dans la phase de rénovation.
  • Pour les entreprises locataires, l’empreinte du bâtiment est souvent regardée uniquement sous l’angle des consommations d’énergie à court terme. A moyen terme, le sujet de la stratégie patrimoniale de l’entreprise est un levier important pour réduire les émissions des bâtiments, mais aussi des déplacements domicile-travail.

 

Selon son activité, une entreprise peut être à la fois gestionnaire, locataire et impliquée dans la construction, selon les bâtiments en question. Par exemple, un bailleur social combine généralement les 3 rôles, comme l’indique le schéma suivant.

 

Source Aktio

Les leviers d’actions pour réduire l'empreinte carbone des bâtiments des entreprises

 

La sobriété : premier levier durable de réduction de l’empreinte carbone 

 

La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.

 

Le véritable enjeu est la sobriété énergétique. Pour cela toutes les pistes de réduction de consommation doivent être envisagées : l’évolution de nos modes de transports, la rénovation des bâtiments …

 

C’est un des objectifs d’Enercool : améliorer l'efficacité énergétique estivale des bâtiments avec une peinture réflective protectrice appliquée en toiture.

 

Empreinte carbone : la transition énergétique vers les énergies propres 

 

Le premier levier est d’opérer la transition énergétique. Soit de substituer l’énergie employée pour se tourner vers une énergie propre, qui n'entraîne pas ou peu de GES (solaire, éolien, géothermie, biomasse, nucléaire…).

 

Adapter le mode de construction / rénovation pour réduire l’impact environnemental

 

Les pistes à exploiter sont nombreuses pour repenser les modes de constructions et adapter le bâti aux nouvelles contraintes de sobriété et d’impact carbone. Il est notamment possible d’inclure des matériaux biosourcés et/ou issus de l'économie circulaire, du réemploi.

 

Il est aussi possible de construire des bâtiments pensés pour être réversibles, modulables et penser des usages mutualisés (bureaux la journée, accès à des associations le soir ...)

 

Autre volets de décarbonation : la compensation, le captage et le stockage

 

La compensation carbone est aujourd'hui bien développée, avec comme fer de lance la reforestation.

 

Si sur le principe, l’idée est bonne pour améliorer l’impact global environnement de nos sociétés, ces actions de compensation ne suffiront pas à elles seules pour réduire les émissions de GES. De plus, on peut regretter que la compensation soit financièrement plus intéressante que le réel enclin à dessiner une trajectoire bas carbone.

 

Pour le captage et le stockage, il s’agit de piéger le CO2 présent dans l’air pour éviter sa libération dans l’atmosphère. Ces deux pistes sont en développement et encore peu utilisées. Une tendance et des technologies à suivre sur les années à venir…  

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